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Comme il n’était pas précisé s’il fallait être sérieux ou pas et qu’en ce moment, je redécouvre le roi lion en dvd. Il m’est venu une légère allégorie entre Cardignac et Scar, quand il vient enrôler les hyènes, ici interprétées par Del Ferril et Buzzetti, dans son plan de conquête du trône de roi des animaux. Bonne lecture CC Il était 19h, fin de la réunion au cours de laquelle Cardignac avait essuyé deux trois remarques de la part de son patron à propos de sa façon de gérer la Winch Air. La salle se vidait des directeurs des différentes filiales non sans qu'ils aient lancé, pour certains, un dernier coup d’œil à Michel, qui se retenait, pour ne pas exploser avant que le dernier d’entre eux ne soit parti. La porte close, assis dans son fauteuil, il se mit debout, pivota d’un quart de tour et marcha vers la fenêtre. « Aaaaaaaaaaaaahh mais quel toupet !!!!!, vociféra-t-il. Mais pour qui il se prend cet inculte qui vient me donner des leçons sur la façon de gérer MES affaires…Lui qui n’y connaît rien et qui a tout eu grâce à … papa », lâcha-t-il d’un air dédaigneux, le bras en l’air, la main baissée à la manière d’un monarque qui n’en a que faire. Il commença à balayer du regard les immeubles qui lui faisaient face, puis à essayer d’apercevoir le peuple de fourmis qui était à ses pieds cinquante étages plus bas. Sans cesser de les observer, il commença à soliloquer tout en rythmant ses pas devant la baie vitrée : « Il doit bien y avoir un moyen. Je ne me suis pas démené à jouer les lèches bottes en négociant ardemment x contrats, me comportant comme le plus vil qui soit afin d'augmenter les bénéfices du groupe W pour me faire ainsi ratatiner par ce freluquet léonin décoloré et sa fine équipe! Plus pitoyable que fine entre parenthèses : l'épouvantail, l'homme de fer blanc et Dorothy !! Il revint vers la table, et la frappa de ses poings : « Il doit bien y avoir un moyen !!! D’ailleurs étant doté d’un puissant intellect, je me dois d’être au sommet du groupe et régner dans le monde des affaires. Pour cela, il faut trouver un moyen d’évincer ce novice. Comme la voie légale s’est retournée contre moi, je me demande s’il ne faudrait pas rappeler à Sa Majesté que si le groupe est au plus haut, ce n’est en rien grâce à lui ni à ses frasques médiatiques mais grâce à nous, les directeurs. Bref grâce à MOI !» Tout en prolongeant sa réflexion intérieure, il se rassit non pas dans son fauteuil mais dans celui de Largo. Ne se rendant pas compte de son acte, il regarda d’un air avide le mur en face de lui, un sourire de carnassier aux lèvres. « Oui… », murmura-t-il d’un ton qui aurait donné froid dans le dos à quiconque l'aurait entendu. (Bon je vois que vous voulez savoir de quoi il en retourne, alors on y va… Plongeons dans l’univers merveilleux de Cardignac…beurk, j’ai dit « merveilleux » moi ? Héééééééé mais non, je ne suis pas cardimaniaque !!! Bien que, s’il n’existait pas des types comme lui, hé bien on s’ennuierait sec dans les séries. Vous êtes prêts pour une petite et humble parodie de « Soyez prêtes »?)
(Retour à la réalité) A ce moment-là, Del Ferril, tailleur bleu marine classique sur chemisier blanc suffisamment décolleté pour dévoiler un collier de grosses perles, les cheveux en chignon, entra dans la salle du conseil. Elle était suivie de près par Buzzetti en complet gris sur chemise écarlate et cravate noire. La femme, amusée par le spectacle qu’offrait Cardignac, absorbé par ses rêveries, passa sa main devant ses yeux. Aucune réaction. Elle se retourna vers Buzzetti, qui se retenait d'éclater de rire en voyant Cardignac, renversé sur le dossier du fauteuil de PDG comme s’il se trouvait dans un hamac, les yeux fixant le plafond, un sourire béat sur les lèvres. « D’accord, vous avez gagné. Je n’imaginais pas que le roi lion puisse avoir un tel effet sur lui. », accorda-t-elle. « Pour son prochain anniversaire, plaisanta-t-elle en quittant la salle du conseil, nous lui offrirons la collection complète d’Iznogoud ». |